Google Lighthouse : un outil d’audit SEO fourni par Google

Google Lighthouse est la dernière nouveauté qui mesure le niveau de l'expérience utilisateur en réalisant un audit SEO de votre site. Si vous voulez savoir comment réussir cet audit, suivez le guide !

Que vous travaillez dans le référencement naturel ou non, vous avez probablement constaté que la quasi-totalité des sites Web s’efforcent de se positionner sur la première page des résultats de recherche de Google.

Cette concurrence tenace les pousse à produire plusieurs types de contenus : contenu evergreen, slow content, contenu viral, livre blanc, snackable content… Effectivement, le référencement on-site, plus précisément la création de contenus, est la pierre angulaire du SEO.

Par conséquent, certains référenceurs et webmasters mal intentionnés tentent de manipuler l’algorithme de Google en pratiquant du Black Hat SEO. Google a ainsi mis en place des outils pour pénaliser les sites faisant du référencement abusif : Google Penguin, Google Panda, et aussi des outils pour optimiser la pertinence des résultats de recherche : Google Hummingbird, RankBrain, Google Bert…

Google est aussi aux services des référenceurs et webmasters. Et au-delà de ses pénalités algorithmiques, il a mis en place un outil très performant destiné à mesurer la satisfaction des utilisateurs et la qualité technique de chacune des pages d’un site web : Google Lighthouse. Passons en revue tout ce qu’il faut savoir sur Google Lighthouse.

Google Lighthouse : c’est quoi au juste ?

Pour faire simple, Google Lighthouse désigne un plugin SEO élaboré par Google, une solution open source créé dans le but de réaliser l’audit SEO et l’audit technique d’un site web.

L’outil permet ainsi d’analyser l’état global de votre site web, mais pas seulement, il diagnostique chacune des pages de votre site sous plusieurs angles. Google Lighthouse étudie généralement 4 éléments dont :

  • La performance globale de votre site web ;
  • Le niveau d’accessibilité de votre site web y compris les applications web progressives ;
  • L'utilisation des bonnes pratiques en matière de référencement ;
  • Le niveau d’optimisation de votre site ;

Google Lighthouse délivre des rapports complets sur ces 4 éléments. Il attribue un score noté sur 100 et vous pouvez évaluer l’état de votre site ou d’une page de votre site en fonction du score qu’il obtient.

Depuis son lancement dans les années 2016, Lighthouse a connu plusieurs mises à jour.

Plus précisément, la version 1.0 de Google Lighthouse a vu le jour en juin 2016. Cette première version est essentiellement destinée à analyser les PWA ou applications web progressives.

La version 2.0 de Google Lighthouse sert d’une solution de contrôle pour les PWA et d’un outil pour analyser les performances d’un site web.

Pour ce qui est de la version 3.0, elle a été lancée vers la fin de l’année 2017. Cette dernière version étant celle qui peut assurer l’analyse des 4 éléments énumérés ci-dessus.

Les avantages à utiliser Google Lighthouse

Il va de soi que vous utilisez différents outils pour faire l’audit SEO et l’audit technique de votre site web. Parmi les outils d’analyse et d’audit, Google Lighthouse est très sollicité par les pros du référencement.

En quelque sorte, il existe mille et une raisons Google Lighthouse et sa facilité d’utilisation en fait partie. Effectivement, c’est un outil à la portée de tous et ne nécessite pratiquement aucune compétence technique particulière : il suffit de suivre certaines étapes pour l’utiliser.

Quelques clics aussi suffisent pour installer Google Lighthouse dans Chrome. Oui, la version 3.0 peut être intégrée dans les navigateurs comme Chrome et Firefox. L’autre avantage à utiliser Lighthouse repose sur sa capacité à vous indiquer clairement, souvent à l’aide des horodatages, les points critiques à corriger dans votre site.

À part tout cela, Google Lighthouse parvient à identifier les problèmes les plus subtils rencontré par votre site. Et il propose les suggestions les plus adaptées pour vous permettre de venir à bout de ces problèmes.

Les étapes pour optimiser les métriques Ligthouse de votre site web

Il faut dire qu’il est possible d’optimiser les métriques Lighthouse d’un site web. Cela revient surtout à prendre en compte les 4 éléments dont la performance générale de votre site, le niveau d’accessibilité de votre site, les meilleures pratiques de référencement qu’il faut utiliser ainsi que l’optimisation générale de votre positionnement sur les SERPs de Google.

Optimiser le temps de chargement du site

C’est la première étape que vous vous devez de franchir si vous voulez optimiser les métriques Lighthouse de votre site. Pour cela, vous avez besoin de réduire d’emblée la taille de vos images. Plus cette taille est immense, plus votre site met beaucoup de temps à se charger.

Cela détériore l’expérience utilisateur et fait augmenter votre taux de rebond. Pourtant, Google dénigre les sites dotés d’un taux de rebond élevé dans ses critères de classement. Déjà, vous pouvez télécharger les photos aux formats JPEG ou PNG.

Il est aussi possible de compresser les images à l’aide de certains outils en ligne tels que compressor.io, webconverter, EzGif, etc.

Améliorer le niveau d’accessibilité du site

Le niveau d’accessibilité de votre site influe beaucoup sur son référencement et donc ses métriques Lighthouse. Pour cela, vous vous devez de penser mobile friendly. Effectivement, les internautes sont nombreux à utiliser leur appareil mobile pour faire des recherches.

Un site mobile-friendly désigne donc un site lisible sur les terminaux mobiles tels que les tablettes, les Smartphones, etc. Dans la plupart des cas, c’est un site existant non lisible sur les mobiles qui nécessite la transformation en mobile friendly. Cela requiert beaucoup de temps et de compétences techniques.

Ainsi, il faut noter qu’un site mobile friendly est bien, mais un site mobile first ou mobile-design est mieux. Le mobile first est même à appliquer dès la création de votre site web.

Une fois que le site est créé, il est directement lisible sur tous les appareils mobiles. Ce qui permet d’évincer le « pinch-to-zoom », une action qui consiste à dézoomer ou à zoomer avec les doigts sur le mobile.

Peaufiner le SEO on-page et le SEO off-page

Que votre site soit en cours de création ou existait depuis la nuit des temps, ces deux paramètres sont à prendre en grande considération : le SEO on-page et le SEO off-page. Ils tiennent un rôle non négligeable dans l’augmentation de vos métriques Lighthouse. Le SEO on-page concerne surtout le référencement de chaque page de votre site. Tandis que le SEO off-page constitue essentiellement le netlinking ou backlinking.

Optimisation du SEO on-page

Certes, l’amélioration du niveau d’accessibilité d’un site fait déjà partie intégrante du SEO on-page. Pourtant, il faut préciser que le SEO on-page se penche surtout sur l’optimisation de contenu. Pour ce faire, vous avez besoin de :

  • Créer des contenus originaux : vos contenus ne sont jugés originaux par Google que lorsqu’ils ne comportent aucune similarité avec les autres contenus. Vous pouvez éviter la similarité en utilisant des outils de détection de plagiat tels que plagiarism checker, CopyScape, Duplicate Content Checker, Plagiarisma, Positeo, etc.
  • Utiliser à bon escient les bons mots-clés : Les mots-clés constituent la pierre angulaire de l’optimisation de contenu. Ils se distinguent en deux : mot-clé principal ou requête cible et mots-clés secondaires ou sémantiques. Chacune de vos pages, qu’elle soit une page catégorie, un article de blog, un fiche produit, se doit de contenir un mot-clé principal bien défini. Chaque page ou article doit avoir un mot-clé principal différent. Pour ce qui est des mots-clés secondaires, ils désignent les mots-clés dits longue traîne. Leur présence enrichisse les sémantiques de vos pages et améliore le positionnement de celles-ci sur les résultats de recherche de Google.
  • Choisir scrupuleusement les ancres de liens : les ancres de liens ou textes d’ancrage sont à utiliser essentiellement dans le cadre du maillage interne de vos pages. Les ancres de liens sur-optimisées sont à éviter et elles doivent être naturelles. Les ancres naturelles contiennent plus de 3 mots et sont moins concurrentielles.

Optimisation off-page

Le netlinking ou backlinking figure parmi les pratiques de référencement qu’il ne faut pas dédaigner pour le SEO off-page. Bien effectué, le netlinking améliore la popularité, le positionnement ainsi que l’autorité de votre site web.

  • Trier sur le volet les sites de publication : Les sites où vous mettez vos liens entrants, vérifiez qu’ils soient dotés de bonnes métriques : DA (domaine autority), DR (domain rating), RD (referents domains), etc. Les sites de publication doivent bénéficier également d’un bon positionnement sur les résultats de recherche de Google. Vérifiez bien aussi que toutes les pages de ces sites soient indexées sur Google. Si les sites de publication disposent de bonnes métriques, vos métriques Lighthouse aussi se hissent sur un certain niveau.
  • Varier les ancres de liens à utiliser et les pages à référencer : Tout comme en maillage interne, il faut varier les ancres de liens pour les liens entrants.
    Vous pouvez utiliser deux fois par mois les ancres génériques telles que « sur ce site », « cliquez ici », « consultez cette page », « allez dans ce lien », etc.
    Les ancres brandées ou ancres marques désignent les textes d’ancrage qui contiennent le nom de votre marque, de votre entreprise ou du nom de domaine de votre site. Et il est possible d’utiliser telles ancres de liens 5 à 8 fois par mois.
    Les ancres neutres sont les types d’ancres de liens les plus recommandés. Elles sont les plus naturelles des ancres de liens et peuvent améliorer votre référencement local.
    Varier les ancres de liens est une chose, mais varier les pages à référencer est une autre paire des manches. Veillez privilégier surtout la création des backlinks pour les pages produits, pages de catégories, pages de services et les articles de blog, au détriment de la page d'accueil.
Daniel Dubois

Daniel Dubois

Passionné par le Web depuis 2007, Daniel défend la veuve et l'orphelin du web en créant des sites respectueux du W3C. Fort d'une expérience de plusieurs années, il partage ses connaissances dans un état d'esprit open source.
Très impliqué dans la communauté Joomla depuis 2014, il est actif au sein de plusieurs projets, conférencier et fondateur du JUG Breizh.